• JE VEUX REFLECHIR

    JE VEUX REFLECHIR

  • "QUE CHACUN RAISONNE
    EN SON ÂME ET CONSCIENCE,
    QU'IL SE FASSE UNE IDÉE
    FONDÉE SUR SES PROPRES LECTURES
    ET NON D’APRÈS
    LES RACONTARS DES AUTRES."
    (Einstein)

  • "N'ESSAIE PAS D'ÊTRE
    UN HOMME DE SUCCÈS,
    ESSAIE PLUTÔT D'ÊTRE
    UN HOMME DE VALEUR."
    (Einstein)

  • " 2 CHOSES SONT INFINIES :
    L'UNIVERS
    ET
    LA BÊTISE HUMAINE."
    (Einstein)

  • "IL EST PLUS FACILE
    DE DÉSINTÉGRER UN ATOME
    QU'UN PRÉJUGÉ."
    (Einstein)

  • "PEU SONT CAPABLES
    D'EXPRIMER POSÉMENT
    UNE OPINION DIFFÉRENTE
    DES PRÉJUGÉS DE LEUR MILIEU."
    (Einstein)

  • "C"EST LA PERSONNE LIBRE ET CRÉATRICE
    QUI FAÇONNE LE BEAU ET LE SUBLIME
    ALORS QUE LES MASSES
    RESTENT ENFERMÉES
    DANS UNE RONDE INFINIE
    D’IMBÉCILITÉ
    ET D 'ABRUTISSEMENT."
    (Einstein)

LE ROLE DU PERE

Posté par lemysterefurtif le 12 février 2019

PE

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« L’éviction du père pose un problème éthique :

Si lors de nos auditions nous avons pu entendre qu’un père n’est pas indispensable,

je souhaiterais qu’on assume de me dire qu’un père n’est pas nécessaire, qu’un père n’est pas utile.

C’est cette société-là que je ne veux pas, cette société qui dit que l’Autre n’est pas nécessaire,

que l’Autre n’est pas utile.

Dites-moi que de ne pas avoir de père est dans l’intérêt de l’enfant,

prouvez-moi, qu’être mère seule à élever un enfant est dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

On me demande de satisfaire un désir d’adulte, faire qu’un enfant naisse,

sans être capable de me garantir ni son avenir serein ni son intérêt.

Aucun référent masculin ne remplace un père, le docteur Levy Soussan nous l’expliquait.

Je le cite : « Si les gynécologues sont plutôt favorables, les professionnels de l’enfance n’y sont pas.

Aucun parrain, oncle, ami, qu’on voit le weekend ou deux fois par semaine,

ne remplacera jamais un père ».

Satisfaire les adultes revient à ce qu’un être humain n’ait jamais la chance de connaitre

ce qu’est d’avoir un père. Ce n’est pas protéger l’enfance.

On ne joue pas avec l’enfance, on ne joue pas avec le manque de père, avec la solitude, avec la précarité.

On ne nie pas l’amour qu’un père peut donner, ou c’est nier l’essence et l’évidence même de la vie.

C’est ne rien connaître de l’amour d’un père que de ne pas en donner :

On apprend d’un père que l’amour n’est pas cette chose qui se chante mais qui agit et se tait,

se regarde et se voit.

On apprend d’un père que la mort ne vient pas avec la vieillesse, mais avec l’oubli, l’abandon.

On apprend d’un père qu’un homme peut aimer toute sa vie, et même en mourant.

On apprend que lorsqu’un nouveau-né attrape pour la première fois le doigt de son père

dans son petit poing, il vient de l’attraper pour toujours.

Voilà ce que ces propositions refusent à ces enfants.

On apprend d’un père que lorsqu’il construit un bac à sable pour les jeux de son petit,

c’est pour toujours qu’il l’accompagne.

Que lorsque l’enfant saute sur les genoux de son père, c’est pour toujours qu’il l’embrasse.

Et que lorsque le père regarde, même muet, c’est parce qu’il aime.

Voilà ce que ces propositions refusent à ces enfants.

Quand un père prend des cours de remise à niveau pour suivre son enfant à l’école,

c’est pour toujours lui tendre la main.

Et la friandise rapportée des courses, c’est pour toujours combler son enfant.

Lorsqu’un père suit les devoirs, son intérêt pour l’enfant est gravé pour toujours.

On apprend tant de choses d’un père, et si peu des hommes.

Quand un père félicite son petit, fleurit sa fille, c’est pour toujours qu’il embaume et les grandit.

Quand il soigne quand il redresse c’est pour toujours qu’il guérit.

Quand il fait le clown c’est pour toujours qu’il fait rire.

Et quand il écrit à son enfant en classe de neige, c’est pour toujours qu’il maintient le lien,

qu’il ôte la peur, partage la joie.

Quand il court après le vélo sans roulette, quand il apprend à nager, quand il joue au ballon,

c’est encore lui qui plaisante devant l’égratignure bénigne et rend plus fort son petit,

c’est toujours lui qui protège de la rue et prend la main.

Tout passe, tout vous abandonnera, sauf les choses aimées qui sont en vous.

Voilà ce que ces propositions refusent à ces enfants.

Quand un père installe le sapin de Noël, y dresse les décorations bricolées par lui-même,

et qu’on attend tous ensemble, c’est pour toujours que ça clignote dans les yeux.

Ce sont les pères qui prennent l’habit de velours rouge et la fausse barbe blanche.

Et quand découvre-t-on cela ? Lors du dernier combat.

Même ce dernier combat n’est pas offert à ces enfants.

Celui où on apprend l’infini tendresse des mots dérisoires du quotidien.

Celui où on apprend la teneur du silence et celle du désespoir.

Celui où on apprend la peur, cette peur atroce et sifflante de tout perdre, qui fait hurler « papa » de l’intérieur.

Ils n’auront même pas ce dernier combat où enfin, enfin, on se découvre un père !

Ces propositions font des mutilés pour toujours.

Qui peut oublier les mots d’Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, si atrocement beaux dans « la nuit »

où il écrit la honte de perdre sa dignité d’homme quand il ne répondra pas à son père mourant.

Où est la dignité de l’homme quand il est réduit à ses gamètes ?

Où est la dignité de la femme quand elle est réduite à son orientation sexuelle ?

Et qu’en est-il de la dignité de la procréation quand elle est réduite à une technique ?

« On ne remplace pas un père » disait le Docteur Levy Soussan lors de nos auditions.

Bien sûr ces enfants grandissent et évoluent, l’ignorance ne défigure pas.

Elle ignore la splendeur.

Ce sont toujours les enfants qui trinquent des désirs d’adultes.

Je ne veux pas que mon nom soit associé à l’éviction des pères dans la société.

Ces objections faites, je partage bon nombre de propositions,

mais certaines de mes objections correspondent pour moi au franchissement de ligne rouge.

Une bonne politique est au service de la paix, ces propositions divisent la société, et vous le savez.

Je souhaite, et demande par les présentes objections, à pouvoir exprimer mes objections

lors des débats en séance publique. »

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(Agnès Thill)

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